Le VIH est incurable, mais on peut le traiter et éviter de le transmettre. La prévention de nouvelles contaminations est le seul moyen de vaincre le SIDA.
Nous savons ce qui est efficace et ce qu'il faut faire
Il faut informer les enfants
et les jeunes sur le VIH/SIDA et leur apprendre à traduire leurs connaissances
en actions : négociation, résolution des conflits, pensée critique, prise de
décision et communication. Ces compétences donnent de l'assurance aux jeunes et
leur permettent de faire des choix éclairés; ils peuvent par exemple décider de
repousser à plus tard leurs premiers rapports sexuels, quand ils seront assez
mûrs pour se protéger contre le VIH, les autres maladies sexuellement
transmissibles et les grossesses non désirées. Ces mesures doivent être prises
au tout début de l'adolescence (entre 10 et 14 ans) car des études ont révélé
que c'est le meilleur âge pour inculquer aux jeunes des schémas de comportements
qui protègeront leur santé à long terme. Il est plus difficile par la suite
d'essayer de changer des comportements à risques déjà enracinés.
Il faut donner aux jeunes des informations qu'ils sont capables de comprendre et qui répondent aux besoins spécifiques des filles et des garçons; ils doivent aussi avoir accès à des services de santé où ils pourront être conseillés pour éviter les infections sexuellement transmissibles et obtenir des préservatifs. De telles initiatives leur permettront d'assumer la responsabilité de leur santé sexuelle et de la procréation. Ces services devraient également permettre aux jeunes qui le désirent d'obtenir des conseils confidentiels sur le VIH, de faire le test du SIDA qui leur dira s'ils sont séropositifs, de recevoir des informations sur la manière de traiter la maladie et de prendre des précautions pour éviter de la transmettre.
Nous devons trouver des moyens d'atteindre les groupes de jeunes particulièrement vulnérables, notamment les orphelins, les enfants vivant dans la rue, les toxicomanes qui s'injectent de la drogue, les professionnels du sexe, les enfants et les jeunes vivant dans des pays en conflit, ainsi que les jeunes hommes qui ont des rapport sexuels avec des hommes. Le moyen le plus efficace de prendre contact avec ces groupes consiste à inclure des jeunes dans la conception des programmes de prévention et de soins, car les enfants et les adolescents communiquent souvent mieux avec leurs camarades qu'avec des adultes.
Nous devons également aider les mères
séropositives à ne pas transmettre le virus à leurs enfants en leur proposant
une thérapie à base de médicaments antirétroviraux et des conseils sur les
options possibles pour alimenter leurs nourrissons.
Enfin, il faut traiter les personnes porteuses du virus ou malades du SIDA. Le
traitement est essentiel pour éviter la propagation de la maladie. Des études
ont révélé que lorsque le traitement du VIH/SIDA n'est pas disponible, les gens
font moins systématiquement le test du SIDA et risquent donc de propager le
virus sans le savoir.
En même temps, le traitement aidera les parents séropositifs à vivre plus longtemps et à continuer à s'occuper de leurs enfants. Les enfants élevés dans un milieu sain seront mieux armés pour prendre des décisions qui ne mettront pas leur santé en danger.
Même si les solutions semblent aller de soi, il est très difficile de donner des informations sur le VIH/SIDA et de mettre des soins de santé à la disposition des jeunes, d'éviter que les parents ne transmettent le virus à leurs enfants et d'aider les parents à rester en vie parce que pour cela, il faut s'attaquer à toute une série d'autres problèmes tels que la pauvreté, l'analphabétisme, le sous-développement, la stigmatisation et la discrimination, les inégalités entre les sexes, l'exploitation sexuelle et les conflits armés.
Pour résoudre ces problèmes, il faut entreprendre de toute urgence des actions coordonnées à long terme aux niveaux national, régional et mondial. Les dirigeants politiques doivent attirer l'attention sur le VIH/SIDA et les gouvernements doivent mettre en ouvre des programmes d'urgence englobant tous les aspects de la société.
Les gouvernements doivent coopérer avec les organisations religieuses et non gouvernementales, le secteur privé et d'autres groupes pour informer leurs populations sur la propagation du SIDA et leur donner les moyens de l'éviter, et pour traiter ceux qui sont déjà infectés.
Bien sûr, tout cela coûtera cher. Les gouvernements doivent allouer des fonds à la lutte contre le SIDA, avec l'aide des organisations internationales et des institutions de prêts lorsqu'ils n'ont pas les ressources nécessaires. Le VIH/SIDA est une crise mondiale; il ne reconnaît pas les frontières nationales.
La session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le SIDA
Lors de la Session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies sur le VIH/SIDA de juin 2001, les dirigeants du monde entier se sont accordés sur une série d'objectifs destinés à combattre l'épidémie. Les États Membres des Nations Unies sont convenus d'adopter des stratégies nationales assorties des fonds nécessaires pour combattre le VIH/SIDA. Ils se sont aussi fixés les objectifs et les délais suivants :
La session extraordinaire de l'Assemblée générale des Nations Unies consacrée aux enfants
De nouveaux progrès ont été accomplis pour combattre l'impact dévastateur du VIH/SIDA sur les enfants lors de la Session extraordinaire des Nations Unies consacrée aux enfants de mai 2002.
Le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme
Pour réagir contre les menaces que posent au niveau mondial le VIH/SIDA, la tuberculose et le paludisme, le Secrétaire général de l'ONU Kofi Annan a inauguré le Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme en avril 2001. Ce fonds a besoin de 7 à 10 milliards de dollars par an pour lutter contre les maladies infectieuses dans les pays à revenu faible et moyen.
Des interventions de prévention du VIH renforcées et disposant des ressources nécessaires pourraient éviter 29 millions de nouveaux cas de contamination d'ici à 2010 et faire reculer d'un quart les taux d'infection par le VIH chez les jeunes. Pour financer les programmes généraux de prévention et de soins dans les pays à revenu faible et moyen, il faudra débourser 10,5 milliards de dollars par an d'ici à 2005, montant qui atteindra 15 milliards de dollars par an en 2007. En 2002, 3 milliards de dollars seulement ont été affectés à ces programmes. Liens pour en savoir plus sur le Fonds mondial.