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Rapport d’activité - Evaluation
- Projet Action de prévention en direction des jeunes par l’abord de l’alcoolisation. Conseil Intercommunal de Prévention de la Délinquance Communauté Urbaine de Cherbourg - novembre 1998 - |
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1. RAPPORT D’ACTIVITES DE 1996 à 1998 1.4.1. Constitution des groupes 1.5. Les objectifs du projet 1.7.1. Action 1996-1997 : la collégialité 1.8. Le budget 2. EVALUATION GLOBALE DE 1996 à 1998 2.2.1. La formation en alcoologie 2.3. La demande de participation et la reconnaissance de l’action 2.3.1. Demandes et capacité de mobilisation 2.4. L’action des jeunes 2.4.1. L’expression, les messages : le FORUM,
" paroles de jeunes " 3. FICHE ACTION DU PROJET 3.1.1. Justification de l'action 3.2. Cadre de référence 3.2.1. Objectif général 3.3. Bénéficiaires de l'action 3.4.1. Niveau géographique d'intervention 3.5. Suivi et évaluation de l’action 3.5.1. Moyens de suivi 3.6. Ressources à mobiliser 3.6.1. Acteurs impliqués 3.7. Outils de communication et de valorisation |
| 1 - Rapport
d’activités de 1996 à 1998 1.1 Le contexte
A NOTER à titre d’exemple et pour bien situer la problématique, si en 1995 50 % des affaires traitées en correctionnelle sont liées à l’alcool, le pourcentage est le même dans les années de fin de siècle dernier à Cherbourg aux heures noires de l’exode rural ! Il ne faut pas dramatiser car les indicateurs des tribunaux de nos jours sont sans nul doute plus fins que ceux que nous avons pu mettre en place pour l’époque mais le phénomène est néanmoins bien troublant. Depuis quelques années, l’alcool était fréquemment problèmatisé (retour) lors des réunions, au sein du C.I.P.D., par les acteurs de terrain travaillant avec un public jeune. Une demande de prévention s’est faite jour selon le principe d’une pédagogie active en tant que moteur. Il s’est avéré que, considérant la spécificité de la problématique, une formation tant en termes de technique que de connaissances était indispensable. Ayant expérimenté antérieurement une méthode (" l’Enfant pour l’Enfant ") dans la Bande de Gaza, Annouk Rousselin a contacté les bureaux de la méthode (à Paris et " Child to Child " à Londres) afin de rassembler une documentation lui permettant de soutenir le projet des animateurs de la C.U.C. Ultérieurement, de 1996 à 1997, après une rencontre avec l’Institut de la Ville, le C.I.P.D. a contractualisé l’évaluation du projet, le Docteur Dumurgier étant délégué à cette fin par l’Institut. Didier Belviso l’a suppléé et a pris le relais à partir de cette date. 1.4.1 Constitution des groupes (retour) Le choix des jeunes concernés par ce projet s'est fait par : - Présélection
du groupe en fonction d'une demande technique d’expression existante ou
d'une motivation de jeunes désirant mener ce projet. 1996 - 1997 : Douze groupes de jeunes sont
impliqués dans le projet, soit un noyau d’environ 100 jeunes de
11 à 17 ans. 1997 - 1998 : Peu de changement sur la constitution
des groupes : pour la moitié une majorité de filles,
pour l’autre moitié soit équilibrés soit constitués
d’une majorité de garçons. 1.4.2 Structures impliquées sur le terrain. Le choix des structures concernées par cette action s'est fait par adhésion au projet, les locaux ou quartiers étant les lieux professionnels des personnels (M.J.C., collège, mairie ...). 1996 - 1997 : - Centre Social de l’Amont
Quentin 1997 - 1998 : Outre la continuité pour une seconde année de 5 groupes investis dans le projet (afin de préparer une diffusion), 8 nouveaux groupes se sont constitués : - Maison Pour Tous Léo
Lagrange (3) A NOTER que deux groupes n’ont pas réussi à se constituer (F.O.L. avec le collège et le lycée d’Equeurdreville ; un autre avec un parent d’élève du collège Zola de la Glacerie). - Donner des outils communs
de réflexion et d’appréciation aux professionnels de terrain
de la Communauté Urbaine 1.6
Déroulement (retour)
du projet Phase préparatoire : Formation des agents de terrain Novembre et Décembre 1996. Cette formation est double : Phase du travail d’expression et d’échange. Par le biais d’une expression artistique (chant, théâtre, dessin ...), des jeunes de 11 à 17 ans, en petits groupes, s’expriment sur l’alcool et décident d’un message à faire passer à d’autres jeunes, à leurs familles, à leurs voisins. Ce travail de groupe est encadré par l’animateur, aidé d’un technicien en expression artistique. Il s’achèvera lors d’un " forum (retour) " (" alcool, paroles de jeunes "). Il a un triple objectif : Instaurer le dialogue avec
les jeunes et surtout entre les jeunes. Phase concernant l’action. Cette phase permet aux jeunes de faire des propositions d’actions, pour changer certaines réalités. Ces actions proposées par les jeunes seront soutenues dans la mesure du possible. Cette phase se termine par un " salon des projets des jeunes en prévention alcool ", où les jeunes présentent leurs actions ou leurs projets d’actions aux élus et aux habitants sous forme de stands et lors d’une conférence à laquelle des intervenants extérieurs pourraient participer. FORUM " paroles de jeunes " premier Forum : mars 1997 second Forum : avril 1998 SALON des jeunes premier salon : oct. 1997 second salon : juin 1998 1.7 Suivi du projet (retour) Action 1996-1997 : la collégialité. Il n’y a pas comme tel de coordinateur ou de comité de coordination du projet. Toutefois, une réunion est prévue une fois par semaine, le jeudi après midi, à la C.U.C. Il s’agit d’un temps et d’un lieu, avec le spécialiste en alcoologie, à la disposition des animateurs qui le souhaitent afin de discuter de l’avancement du projet et d’assurer un soutien en alcoologie. L’évaluation du projet est faite par tous, animateurs et jeunes, avec l’aide méthodologique de l’Institut de la Ville. Action 1997-1998 : le comité de pilotage. Consécutivement à l’évaluation 1996-1997, le Comité de pilotage déjà en place pour le suivi du projet devient est officialisé. Le Conseil Intercommunal de Prévention de la Délinquance, dans sa séance du 22 septembre 1997 se prononce sur son élargissement et la désignation d’un élu pour en faire parti. Finalement cette équipe est composée de : Annouck Rousselin, animatrice
à la Maison Pour Tous d’Octeville (qui avait pratiqué la
méthode " l’enfant pour l’enfant " sur d’autres
sites). 1.8 Le budget Nous rappelons
ici le budget par année. 1996
1997
1998
1999
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2 - Evaluation globale de 1996 à 1998 2.1 - Méthodes et orientations de l’évaluation La problématique envisagée
est très peu quantifiable. Le but de l’action n’est
pas en tant que tel de faire baisser l’alcoolisation ou
de faire chuter un taux de délinquance ; ce peut être par
contre un effet secondaire, voire un moyen. Ce qui importe c’est le bonheur,
le bien-être des jeunes. Si ceci ne peut être quantifiable
ce peut être par contre qualifiable. -
L’information (retour)
prévient en conscientisant sur les dangers de l’objet : alcool,
violence, sida... (mais la conscience des dangers ne fait pas tout : pensons
aux fumeurs !). L’expression (retour) de " soi " est le moyen préventif de l’action et un signe de la prise en charge. Ce sera notre objet principal d’évaluation. Ses corollaires seront : - Evaluation des moyens mis
en place pour garantir le respect de la méthode. Pour ce faire, plusieurs méthodes ont été utilisées : - Suivi évaluatif. Ceci a produit, non des données quantitatives (comme il l’est expliqué précédemment), mais des réflexions évaluatives débouchant éventuellement sur des réorientations. 2.2
- Evaluation des moyens mis en place pour garantir 2.2.1 - La formation (retour) en alcoologie Elle a été
faite par Didier Belviso qui travaille au Centre de post Cure Beauregard
pour malades alcooliques (la Glacerie). Contenu de la formation : - Des informations
scientifiques sur l'alcool, son métabolisme, les conséquences
de l'éthylisme aigu, la génétique, la dépendance... En 1996-97, les animateurs ont trouvé que la formation en alcoologie - à laquelle ils ont tous participé - était utile, voire indispensable. Elle leur a permis d'acquérir des "outils communs de réflexion et d'appréciation". En 1997-98, il en est allé de même : cette formation est apparue comme étant nécessaire, quelques personnes n’ayant pas pu suivre toutes les séances le regrettant a posteriori elles même. Cette formation commune dans un premier temps, complétée par la technique d’expression du " théâtre de l’opprimé ", puis le soutien et le suivi en alcoologie lors des mois ultérieurs ont surtout permis la cohésion d’un groupe de personnes non accoutumées à travailler ensemble. Ce travail en commun, en équipe, au niveau intercommunal, a été très apprécié par les animateurs qui se plaignent souvent d’être isolés. Ainsi, concernant la possibilité d’un suivi et d’un soutien en alcoologie : "... elle permet de ne pas s’enliser dans l’action et de réajuster en cas de dérive ... important aussi de savoir ce qui se passe sur les autres groupes ... les échanges sont importants ...". En ce qui concerne le suivi de cette formation et le soutien en alcoologie, les réponses au questionnaire montrent que les animateurs souhaitent dans leur grande majorité (90%) ce suivi, mais qu'il existe un facteur limitant : le temps (la préoccupation principale est celle de la disponibilité pour des animateurs qui mènent de front plusieurs actions). Le suivi du groupe par l’intervenant en alcoologie est prévu dans le projet et celui-ci est à leur disposition tous les jeudis après-midi, jours de la réunion hebdomadaire des animateurs. l’adhésion au projet est conditionnée par la participation aux formations et au suivi régulier des réunions. - La formation en alcoologie et son suivi paraissent conditionner l’action : la question du temps, bien que méthodologiquement nous puissions opérer des aménagements, semble être principalement du ressort des structures participantes. - Toutefois la demande est devenue de plus en plus pressante pour que l’intervenant en alcoologie puisse intervenir directement auprès des jeunes ou sur leur projet en cas de difficultés. Ceci s’est fait sur le projet des jeunes avec le groupe de tourlaville pour valider les questions du jeu, avec un groupe de Cherbourg pour valider un écrit, avec un groupe d’Octeville pour aider à un chapitre de la " nouvelle " ; il a rencontré également un groupe de jeunes et de parents à La Glacerie. Il serait peut être souhaitable que l’intervenant en alcoologie puisse se ménager plus de temps pour satisfaire à ces demandes. 2.2.2 - La formation aux techniques théâtrales "le théâtre de l'opprimé" Elle est assurée par
Serge Saccon et Jean Pierre Pichon, du CERFOS à Picauville. A leur
grand regret, cette formation n’a pas été suivie par tous
les animateurs. Ceux qui ne l’ont pas suivie en ont été
empêchés pour des raisons d’horaires et d’emploi du temps
et non par le manque d’intérêt de la méthode dont
la spécificité était reconnue dés février
97. "D’autre part, le " théâtre de l’opprimé " forme en offrant un cadre de référence, notion psychologique importante, tout en respectant la liberté d’expression des jeunes, ce qui concilie animation et prévention. Il apparaît que c’est cette conciliation dans une pratique commune qui assure la cohésion du groupe dans un vécu et une reconnaissance commune et crée du lien interpersonnel et intercommunal. A partir de ce moment, le cadre de l’action se constitue auprès des jeunes grâce - non plus à un projet mais - à une pratique au niveau des cadres." - Cette formation au " théâtre de l’opprimé " est indispensable. Toutefois son investissement en terme de temps est problématique. Un aménagement devrait être envisagé. 2.2.3 - Formation en alcoologie et " théâtre de l’opprimé " En 1997-98, suivant l’expérience de 1996-97, les deux formations se sont rapprochées. Les différents intervenants ont pris en considération plus spécifiquement le projet et le déroulement de l’autre formation lors de rencontres. L’intervenant en alcoologie a eu connaissance, par vidéo interposée, du contenu du stage du " théâtre de l’opprimé ". Ce rapprochement devra se poursuivre. 2.2.4 - La formation à l'approche l'Enfant pour l'Enfant les animateurs ont déjà l’approche et la pratique de la pédagogie active, ce qui explique certainement leur adhésion à cette méthode dans les principes de laquelle ils semblent se repérer aisément. D’autre part, le "risque alcool" est un sujet à part, il concerne la santé globale (retour) de l'individu : " Si la méthode en prévention de l’alcool est innovante, le sujet lui même dans la méthode est innovant. Il ne s’agit donc pas d’appliquer une recette à un sujet, le sujet lui même vient à questionner la méthode." Chaque année
une séance est consacrée à la méthode, le
suivi dans l’année reprécisant, complétant et validant
la pratique. 2.3 - La demande (retour) de participation et la reconnaissance de l’action 2.3.1 - Demandes et capacité de mobilisation - La demande en ce qui
concerne "la problématique alcool " est importante. La demande concernant la " problématique alcool " bien souvent se fait sous forme de demande d’information auprès des jeunes. Afin de faire le lien et de faire découvrir ce que pourrait être une méthode active dépassant la simple information, l’intervenant en alcoologie assure parfois des interventions dépassant le cadre strict de l’action : école Fraternité d’Octeville, 6 interventions au collège Zola de La Glacerie (avec un parent d’élève), interventions au C.P.S. de Cherbourg... - Les principales difficultés
de mise en place de groupes sont rencontrées dans les collèges.
L’intérêt et le désir de participer est pourtant bien
souvent réaffirmé. La principale difficulté avancée
est le temps. Toutefois, ce travail
à l'échelon intercommunal est sûrement un des points
forts du projet. 2.3.2 - Le Comité Départemental de Prévention de l’Alcoolisme Le délégué départemental du C.D.P.A., L. Gastebois, suit depuis le début (1996-97) de très prés et avec un vif intérêt le déroulement de l’action. Le Comité Départemental de Prévention de l’Alcoolisme est, depuis 1997-98, partie prenante. C’est ainsi tout naturellement que cette reconnaissance a pu s’opérer. Une convention a été signée avec le Docteur Guibert autorisant la délégation de l’intervenant en alcoologie, D. Belviso. 2.3.3 - La D.R.A.S.S. : le Programme Régional de Santé A deux reprises, en 1996 et 1997, la conférence régionale de santé a souligné la consommation excessive ou dangereuse d’alcool chez les bas normands comme étant un problème de santé publique qu’il fallait aborder prioritairement. Fin 1997, le préfet de la région Basse normandie a décidé que cette priorité établie par la conférence régionale de santé ferait l’objet d’un programme pluriannuel de cinq ans dont il coordonnerait l’élaboration et la mise en œuvre. L’objectif central du programme régional de santé " alcool " de la D.R.A.S.S.: lever le déni. 1
- Promotion de la santé, éducation pour la santé
et prévention. D. Belviso participe à ce programme en représentant l’action du C.I.P.D. Celle ci est reconnue comme essentielle en ce sens qu’elle est reprise comme modèle dans la constitution des fiches d’actions. Le P.R.S. s’est donné 5 ans pour mettre en place des actions du type de celles que nous menons et qui à ce titre sont innovantes. 2.4 - L’action des jeunes 2.4.1 - L’expression, les messages : le FORUM, " paroles de jeunes " - Chaque animateur consacre en moyenne deux à trois heures par semaine avec son groupe de jeunes, aidé par un spécialiste de la technique utilisée. En 1997, sur les 12 animateurs, 4 ont choisi le théâtre (deux groupes ont fusionné, celui du centre social de La Glacerie et celui d’Octeville). Autres moyens d’expression : la vidéo (1), la musique (2), art et écriture (3), la radio (des difficultés matérielles ont obligé ce groupe à changer d’activité et à écrire une nouvelle), jeu de société (1), arts plastiques (2). En 1998, 3 groupes ont choisi le théâtre, 2 l’écriture, 1 le collage, 1 la sérigraphie, 1 la poterie... - Les animateurs ont en général présenté l’action aux enfants en mettant l’accent à la fois sur la technique d’expression (retour) et sur le problème " alcool ". - Les moyens techniques se sont révélés être de bons médiateurs pour favoriser les échanges entre les jeunes (c’est en tout cas l’avis de l’ensemble des animateurs !). A l’intérieur des groupes, les échanges ont été " intensifs, ludiques ", des " expressions du vécu ", parfois " violents dans leur expression " ; ils ont porté essentiellement sur l’utilisation de l’alcool, mais cela débordait parfois sur une " conduite " (à risque) plus globale. - Les groupes globalement sont restés stables même si cela n’exclut pas une certaine dynamique : " ...certains jeunes ont décroché temporairement puis sont revenus... le groupe s’est élargi à la demande d’autres jeunes... ". - Au fur et à mesure de l’avancement des activités, on a noté " plus de connaissance sur le problème alcool " , une " motivation et un travail d’équipe croissant ", " une plus grande facilité à s’exprimer sur le sujet ou d’autres sujets liés à la santé où à des difficultés qu’ils rencontrent ". Interventions extérieures : Rencontres avec d’autres
jeunes : Communication : Difficultés rencontrées : Autre souci signalé : avoir la possibilité d’expliquer cette action aux parents. 2.4.1.2 - Le forum Communication : Le Forum a été annoncé dans la presse. Des affiches ont également
été réalisées et diffusées par des
jeunes. Partenariat : étaient présentes au premier forum les structures suivantes : Association Nationale de Prévention de l’Alcoolisme, à travers son Comité départemental (L. Gastebois, Coutances) : diffusion de documents divers : un document pour les éducateurs et les animateurs : " les jeunes et l’alcool " ; un document à l’usage des travailleurs sociaux : " problèmes d’alcool " ; des documents grand public : " l’alcool et ses dangers " et " R’albool ", un document donnant de façon précise des noms et des adresses utiles, le C.H.A.A., l’écoute alcool, les centres de traitement, les hôpitaux, le centre de post-cure, les mouvements d’anciens buveurs. Le Centre d’Hygiène Alimentaire et d’Alcoologie : à travers son animatrice qui présentait à un stand la dernière enquête " alcool " sur l’agglomération. Nous avons pu voir aussi, à travers la foule, son médecin, le Docteur Samuelson, à l’écoute des jeunes. La Croix d’Or Française : avec, entres autres, son président, Monsieur Maire, qui ont présenté des panneaux sur le sujet. Le Centre de Post-cure BEAUREGARD (La Glacerie) : qui a aidé à installer un bar sans alcool et diffusait un petit recueil de recettes de cocktail sans alcool (arrangé et réédité pour l’occasion, produit dans le cadre d’un atelier de " conduite alimentaire " pour malades alcooliques). Amitié PTT : qui a tenu un stand d’information avec plusieurs bénévoles, dont Mademoiselle Liébard, assistante sociale chef de la poste aujourd’hui à la retraite. Le groupe de l’arsenal : dont un délégué a présenté un appareil permettant de visualiser la courbe d’alcoolisation. Lors du second Forum, les structures étaient globalement toujours représentées, moins sous forme de stands cette fois que sous forme participative, ce qui était plus dans l’esprit de la manifestation. Réalisations des jeunes : En 1997, étaient présentés : - Chanson " Menthe
à l’eau " par le groupe de Tourlaville ; En 1997, étaient présentés (retour) : Exposition : - Scènes de la vie
en terre : brève histoire d’une soirée familiale, par la
MJC de Cherbourg. Théâtre et expression : - Une scène d’attente
" chez le coiffeur ", avec la MPT d’Octeville. Continuité de groupes de 1997 : - Cartes postales, avec la
MPT d’Octeville. Commentaires : Le lieu de tenue du Forum était central, vaste, bien aéré, avec une bonne sonorisation et toutes les installations nécessaires. Des micro - cravates seraient néanmoins appréciés. Il était tout à fait adapté à une manifestation de ce genre. Le public : les autorités étaient présentes (le Président du C.I.P.D., le Procureur...). Le public était nombreux, plus encore lors du second Forum. Le bar sans alcool en 1997 mettant un accent convivial et sympathique sur la manifestation, en 1998 la salle fut transformée en un immense bar sans alcool, avec des tables invitant à la convivialité. Toutefois le passage entre les tables était difficile. Les réalisations des jeunes étaient de très bon niveau, malgré le " trac " de ceux qui étaient en représentation (musique, théâtre). Les jeunes avaient visiblement beaucoup travaillé. En terme de prévention, en 1998, l’ensemble de la manifestation était de qualité et répondait aux attentes ainsi qu’au positionnement méthodologique. Le déni de l’alcoolisation était levé, l’expression était de qualité, la prise en charge de la problématique par les jeunes effective, le produit alcool bien souvent dépassé allant vers la " conduite à risque ", d’autres problématiques pointées (violence...). Toutefois, l’ensemble des encadrants a pu regretter le manque de mise en valeur des jeunes : ils étaient présents pour et au travers de leurs réalisations et pas suffisamment pour eux mêmes. 2.4.2 - L’action : le SALON, " les projets " Pour mémoire, le salon de 1997 a été un temps très fort pour tout le monde. Les jeunes y étaient nombreux et le niveau de liberté d’expression allant dans le sens de la prévention et de la prise en charge y avait été évalué comme particulièrement important. Le dialogue avec les adultes présents y avait été fructueux. De nombreuses associations y étaient d’ailleurs représentées. Les BATACLOWNS, l’enceinte de l’I.U.T, l’intervention du Docteur Sibiref du C.H.A.A. de Caen, le repas en commun, les élus présents,... l’ensemble avait été apprécié. L’évaluation avait révélé quelques carences dans la forme que nous avons commencé à prendre en compte dés l’année suivante. le salon 1998 avait pour ordre du jour :
2.4.2.1 - La continuité des actions antérieures Le jeu de société, " Alco " : Suite à la présentation de ce jeu lors du Forum et du Salon 1997, il a été décidé de l’éditer et de le diffuser dans les " structures jeunes " (maison de jeunes, éducation nationale...) de l’agglomération. Si l’engouement rencontré se confirme, il est envisagé en 1999 d’adopter une démarche plus élargie. La nouvelle, " Square intime " : Edition de la nouvelle et diffusion dans les salles d’attente des cabinets médicaux, voire au marché d’Octeville. Les cartes postales. 2.4.2.2 - Le contenu (retour) Globalement le contenu de
la journée était de qualité. Les jeunes ont apprécié
et se sont bien positionnés par rapport aux adultes. 2.4.2.3 - Evaluation de ce qu’il y aurait à améliorer Le compte rendu des tables rondes n’est pas entièrement satisfaisant : - d’une part, il n’était
pas assez dynamique ; Il s’agit ici d’une question de forme de façon à " faire valoir " et à ne pas laisser " lettre morte " certaines phases de l’expression qui n’ont pas été sans engager leurs auteurs. La moyenne d’âge des jeunes était inférieure à celle de l’année précédente. Il y avait moins d’adultes en général : peu de parents, même
s’ils accréditent (" ils nous envoient ") ; Il est vrai que cette année nos envois d’invitations avaient été quelque peu trop tardifs... Du point de vue dynamique, la journée est longue. La journée
commence tôt ; 2.4.2.4 - Propositions pour le prochain Salon Le Docteur Sibiref devrait être invité au Forum et ainsi mieux se situer dans la dynamique des groupes en repérant leur travail d’expression. Le Salon pourrait se tenir en une demi journée seulement, peut être en différant les tables rondes. Le débat pourrait se faire directement sur les projets des jeunes lors de leur présentation (leurs messages, leurs méthodes, leurs objectifs...). Commencer plus tard la journée et laisser plus de temps à la présentation. 2.4.3 - La continuité 2.4.3.1 - La continuité en terme de durée d’action L’action 1996-97 fut innovante.
Celle de 1997-98 permis de mieux adapter la méthode. 2.4.3.2 - La continuité en terme de réalisation de projets Le principe de l’action avancé
par le Conseil Intercommunal de Prévention de la délinquance
est de promouvoir en intercommunalité des actions de prévention,
souhaitant que chaque groupe de jeunes puisse mener à bien ses
projets dans sa commune (voir précédemment en 2.4.2.1. ce
qui a été présenté au Salon). Le travail d’information,
formation, mobilisation, expression, constitution d’un projet étant
financé dans le cadre du C.I.P.D., reste la question de la prise
en charge du coût du moyen de communication par chaque commune
afin que la transmission des messages de prévention puisse s’opérer
dans chacune de ces communes. 2.4.3.3 - La continuité en terme d’élargissement de la prévention La " prévention
- alcool " est spécifique en ce sens qu’elle atteint
la personne dans sa globalité. Toutefois cette demande n’existe que parce qu’un travail de prévention active a été opéré avec le soucis de la problématique " jeunes ". |
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3 - Fiche action du projet 3.1 - Projet 1998 - 1999 3.1.1 - Justification de l'action Le C.I.P.D. a décidé depuis deux ans de poursuivre une action de prévention en direction des jeunes. A l’origine, comme exposé précédemment, des enquêtes ont révélé que l’alcoolisation était un réel problème chez les jeunes sur l’agglomération. Pourquoi le C.I.P.D. s’est il engagé à poursuivre cette action plusieurs années ? Il s’y est engagé car l’action pour être efficace doit s’inscrire dans le temps. Cette action va t’elle régler les problèmes déjà existants ? Même si ponctuellement elle peut participer à la résolution de certains problèmes, elle est faite avant tout pour prévenir une extension déjà en germe de la problématique. La " prévention alcool " occulte t’elle d’autres types de préventions qui pourraient être nécessaires ? Non, car la " prévention alcool " est une porte d’entrée sur la problématique des jeunes et toute autre thème de prévention est possible pour peu qu’il soit conçu avec les mêmes objectifs et la même méthode. 3.1.2 - Exposé des motifs Une consommation précoce d'alcool par les jeunes est à la fois révélatrice d'un mal-être et génératrice de comportements à risques. Nous sommes ici dans une action de prévention primaire ce qui motive la nécessité de durabilité. Par définition la prévention ne peut viser le court terme. Les faits divers ou les statistiques ne doivent pas nous faire douter de l’objet de la prévention car celui ci, qui peut devenir une drogue " dure ", s’inscrit (prioritairement) dans les comportements à risques qui en sont la finalité. Les comportements à
risque se conjuguent à toutes les personnes : moi, toi, les autres. Ceux qui motivent l’action ce sont ainsi les jeunes eux mêmes et leurs choix dans leurs vies. Entendant le jeune dans sa globalité (retour) , l'alcoolisation en tant que conduite est indissociable de la politoxicomanie, des tentatives de suicide, des passages à l'acte (violences...), maux de ventre... Drogue licite et ancré socio-culturellement, l'alcool est une porte d'entrée dans la "problématique jeunes" et permettant des projections dans le monde adulte : l'avenir, voire le devenir. L'alcoolisation étant une fuite (de soi en particulier) la méthode consiste à créer de la relation, favoriser l'expression, valoriser les initiatives en rendant les jeunes acteurs de leur prévention, favoriser la prise en charge, la citoyenneté... Nous savons ce que nous voudrions que les jeunes ne veuillent pas (!) : alcool, cannabis... ou tout du moins nous voudrions qu’ils évitent les risques qui y sont liés. Mais eux, que veulent ils, quels choix peuvent ils faire ? L’Etre Humain est ainsi fait que lorsqu’il n’avance pas il recule ! Ceci signifie que lorsque des choix positifs ne s’opèrent pas des conduites à risque, voire ordaliques, se développent : face à un pessimisme social, face à l’ennui... Rendre les jeunes acteurs de leur prévention signifie susciter chez eux la prise de position, le choix de vie en favorisant l’expression, la parole. Et cette fois l’Etre Humain est ainsi fait que lorsqu’il est éclairé et qu’il a le choix... il se positionne tout de même sur ce qu’il y a de meilleur pour lui ! 3.2 - Cadre de référence 3.2.1 - Objectif général L’objectif général
est de prévenir les conduites à risques chez les jeunes
en visant leurs problématiques dans leur globalité par la
" porte d’entrée " que constitue l’alcoolisation. 3.2.2 - Méthode La méthode développée est inspirée par la méthode "child to child". Dans le cadre intercommunal, avec l’innovation que constitue l’alcoolisation pour cette méthode et selon les désirs et les réalités des acteurs de terrain, nous sommes amenés à opérer des choix tactiques tout en respectant la stratégie méthodologique globale de la méthode. 3.2.3 - Pédagogie (retour) La pédagogie, c’est à dire l’approche, se veut " active ". C’est en général déjà la pédagogie des " maisons de jeunes ". 3.2.4 - Axe stratégique Comme les années précédentes, trois axes stratégiques : - Formation des encadrants :
expression, alcoologie, toxicomanie, violence. Toutefois l’expérience nous en fait prendre un quatrième maintenant en considération : - Réalisation, après financement, de l’outil de communication et utilisation, c’est à dire extension de la transmission des messages. 3.2.5 - Objectif opérationnel Trois objectifs opérationnels majeurs, auxquels s’en rajoute maintenant un quatrième : Former des encadrants. Ceci est un investissement en termes de bénéfices qui dépasse dans le temps le cadre de l'action. Le
forum : permettre aux jeunes de s'exprimer et d'élaborer
des messages à transmettre aux autres jeunes. Objectifs de mobilisation,
conscientisation, expression. 3.3 - Bénéficiaires de l'action (retour) Les jeunes qui participent à l'action ; les jeunes qui côtoient l'action ; les jeunes qui reçoivent les messages. Par effet "boule de neige", nous pouvons constater que ce sont également les familles ou les adultes de proximité. Au sens large, tant en amont (formation des encadrants, dynamique locale...) qu’en aval (répercussions de l’action), c'est la communauté qui bénéficie de l'action, tant au niveau sanitaire, judiciaire, social, éducatif... 3.4 - Modalités de l'action 3.4.1 - Niveau géographique d'intervention La base est la structure accueillante correspondant à un quartier. Ce niveau accueille un groupe : Centre d’Animation Chantereyne de Cherbourg,... A un second niveau, la commune peut accueillir plusieurs groupes : par exemple le collège Diderot de Tourlaville et la Mairie de Tourlaville. Au troisième niveau, l’ensemble de ces participants travaillent en intercommunalité tant au niveau de la dynamique que des échanges entre jeunes. 3.4.2 - Type d'action L'action, liée à la méthode, est dite "active" : capacité de production, de décision, d'expression, de prise en charge, de mobilisation... La pédagogie doit rester en adéquation. 3.4.3 - Moyens d'action Le Comité de pilotage. 3.4.4 - Calendrier ANNEE 1999 : Août à octobre
1998 : mobilisation des structures (premiers contacts antérieurs).
Mise en place du calendrier. A noter qu’il s’agit ici du calendrier pour les nouveaux groupes. Il se peut que des groupes de l’année précédente en soient à leur deuxième année dans une phase de fabrication (communale) de l’outil de communication, soit de transmission de messages avec l’outil de communication. 3.5 - Suivi et évaluation de l’action 3.5.1 - Moyens de suivi Les moyens de suivi sont classiquement sous forme de questionnaires mais aussi par la prise en notes de l’expression de tout à chacun soit tout au long de l’action soit lors de réunions spécifiques d’évaluation. 3.5.2 - Méthodes d’évaluation La méthode d’évaluation doit s’inscrire dans le suivi lui même de l’action. Elle consiste, derrière une grille d’évaluation, à constituer des recueils de données à des moments distincts, puis de les confronter. La méthode s’apparente à des " réflexions évaluatives " qui permettent de projeter l’action dans le temps et de la réorienter. Le recueil de données peut ainsi être quantitatif (nombre de jeunes, d’actions...) ou qualitatif (teneur des messages, ressenti des encadrants...). 3.5.3 - Evaluateurs Il est préférable, pour des questions de coût et de suivi, que les évaluateurs assurent déjà la coordination de l’action. 3.5.4 - Indicateurs d’évaluation (retour) Les indicateurs d’évaluation principaux : En premier chef : l’expression,
les messages... 3.6 - Ressources à mobiliser 3.6.1 - Acteurs impliqués Infrastructure de l’action
: Secteur scolaire : Collége Charcot, collége des Provinces, collége Le Ferronay, collége des Provinces, collége Cachin, collége Diderot (+ le Centre de Promotion Sociale de Cherbourg). Secteur non scolaire idem : Centre de Loisir des Provinces, Maison Pour Tous Léo Lagrange Octeville, Centre Chantereyne Cherbourg, Foyer Camille Béliard, Maison de quartier du Clos des Herches Equeurdreville, Mairie de Tourlaville, Village des Enfants d’Octeville, Mairie de querqueville, Foyer Léo Lagrange de Tourlaville, Centre Social de La Glacerie. 1999
3.7 - Outils de communication et de valorisation L’action en elle même contient ses propres outils de communication gérés par les jeunes eux mêmes : jeux, chants, journaux... Toutefois l’action doit être soutenue par la presse écrite, les radios locales et FR3 à l’occasion des temps forts, ce qui s’est fait les années précédentes. A noter l’importance du lien fait à l’intérieur du Comité de Pilotage La mise en place d’un rapport d’activité/évaluation/projet.
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